C’est pas pour critiquer, mais égrener toujours les mêmes trombines, à la longue, ça fatigue. Depuis l’invention du Top 44*, la liste tourne de plus en plus à la même galerie de notables convenus, toujours les mêmes, joueurs de ballon et paradeurs d’estrade, politiques et footeux, quelques basketteurs… Toujours les mêmes tribus, traînant leur tronche à longueur de colonnes de la presse locale. La mèche à Ayrault n’a pas bougé d’un poil. Même lanterne rouge, le maillot pas plus délavé que d’hab’, les Canaris trustent toujours les premiers rôles. À croire que les journaux n’ont rien d’autre à se mettre sous les flashes.
Ceci est un appel solennel à tous les sans-grade, les inconnus de sous-préfecture, les stars du coin de la rue, les héros d’un jour ou deux du chef-lieu de canton, les anonymes des quartiers écartés, les riens du tout de partout. Faites un effort, devenez vedettes. Ramenez votre fraise, forcez le destin, amenez-nous du sang frais dans cette galerie de toujours-les-mêmes. Prenez la suite de Julie la Nantaise du Loft en gagnant un karaoké hyper médiatique. On veut des ovnis dans le paysage photographique local. Sinon, promis juré, on parle que des gens tirés au sort dans l’annuaire des pététés. Ou on invente des noms. Sacré nom de nom !
Rappelons à nos plus jeunes lecteurs que le Top 44 a été inventé il y a presque dix piges, par un petit fanzine aussi “Sauvage” que malpoli, qui d’ailleurs ne devrait pas tarder à reparaître (gratuit dans tous les bons bistrots).