La lettre à Lulu
Lulu 62 - décembre 2008

Armes d'instruction massive. Molotov et Kalachnikov


Les armes voulaient parler, police et gendarmerie les en ont empêchées. On ne peut plus rien dire, dans ce pays. Où est la liberté d'expression des flingues et le droit des bouteilles incendiaires à disposer d'elles-mêmes?


Tout a été découvert le même jour. Première affaire. Une batte de base-ball, huit cocktails Molotov retrouvés dans le quartier de la Bottière, à Nantes. On a interpellé des suspects. Des jeunes, précise la presse locale. Une dizaine de gardes à vue et un jeune mis en examen. Le seul à se retrouver sous contrôle judiciaire est mis en examen pour fabrication et détention d'engins incendiaires. Même qu'il nie alors, forcément, plane un doute. Jamais bon, ça, le doute, dans les climats de resécurisation maîtrisée de la tranquillité publique, pour parler comme les élus. Les voisins ne sont pas sûrs, mais certains disent avoir entendu un coup de feu? Comment être si peut sûr, quand on réclame la sécurité?

Le même jour, deuxième affaire: une centaine d'armes de guerre dont une Kalachnikov, un Lüger, des 22 long rifle et des pièces de Famas, le fusil d'assaut de l'armée française. Sur ce coup-là, la gendarmerie a chopé des vauriens plus discrets. Neuf interpellations à Nantes parmi lesquelles un policier en retraite et deux gendarmes, dont un sous-officier. Ils se faisaient des fins de mois en revendant des armes de guerre pas très légalement. Et des armes, des vraies, pas des trucs pour faire joujou. Des armes démilitarisées finalement remises en état de marche, au milieu d'autres armes récentes mais inoffensives et relevant donc du statut de pièces de collection tant qu'on ne les bricole pas pour qu'elles puissent retirer. Pourtant, pas question de voir l'ombre des grands marchands d'armes pour l'instant. Les enquêteurs sont aussi flics et pandores que les types qu'ils ont coffrés. Du coup, ils évoquent un groupe de collectionneurs qui aurait un peu dérapé. Même si les pistes mènent ces dérapages à des reventes dans les quartiers chauds, où les mêmes armes passent du statut de collector dérapatoire à celui d'outillage du banditisme. Voire du terrorisme, on n'est pas à ça près par les temps qui courent en zigzaguant.

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