La lettre à Lulu
Lulu 86-87 - novembre 2014

Complètement cintré. La Drac forteresse


Contre les fric frac diurnes des intermittents, la Drac se bunkerise de manière permanente.


À la Direction régionale des affaires culturelles – Drac pour les intimes –, ça craint. Des ennemis menacent. La dernière "intrusion inopinée d’intermittents" n’a pas fait rigoler le préfet. Ça commence à bien faire. Il faut chateaufortiser ce bâtiment. Un expert du ministère de l’Intérieur a été dépêché en avril dernier sur place. Il a pondu un rapport de 12 pages que Lulu s’est procuré.

S’adapter à la menace

Il s’agit de "mettre en œuvre des moyens de protection de l’enveloppe extérieure du bâtiment adaptés à l’action malveillante d’un groupe de manifestants". Des moyens qui "doivent garantir un niveau de résistance à l’effraction adapté à la menace identifiée". Première préconisation, refaire totalement le sas de l’entrée principale "au regard des menaces malveillantes". Ça cause comme dans un plan antiterroriste. Trois solutions étudiées, un cube qui ferait sas à portes planes (chiffré 30 000  euros), un cylindre à portes automatiques cintrées, et un carrousel à portes tournantes comme dans les grand hôtels (options estimées chacune à 45 000 euros). Mais il faut aussi veiller à l’étanchéité à l’air, aux livraisons et au passage d’handicapés en fauteuil. S’agirait pas d’avoir sur le dos la guilde des chauffeurs livreurs et les collègues tant du ministère de l’Air chaud foutu par les fenêtres, que du secrétariat d’État au Bon roulage des fauteuils.

Option cintrée

L’expert préconise fortement la solution du sas à portes cintrées. Il ajoute le remplacement de la serrure de la porte secondaire par une barre antipanique ouvrable de l’intérieur seulement, et deux, voire trois caméras de vidéosurveillance pour agrémenter le décor. Un détail, les fenêtres du rez-de-chaussée ont aussi été remplacées et renforcées, sauf deux. Allez, faut finir ça. Et le point faible, c’est l’accès existant côté tramway, au 2, allée du commandant Charcot, jugé de "fréquentation faible" et "difficilement identifié comme un accès à la Drac, hormis pour des personnes renseignées".

Mais face au risque, cet expert inconscient n’envisage même pas de pont-levis moderne, ni de herse biométrique, pas même un mini escadron du GIGN stationné dans les égouts, prêt à surgir. Heureusement qu’il ne préconise pas de sacs de sable, les dangereux intermittents en feraient un cirque sur le trottoir.

Aline Maginot

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