La lettre à Lulu
n°2 - fév

École privée (de dessert). Sciences Com’pète plus haut que son diplôme


Lulu dévoile le rapport qui esquinte l’école de de Villiers, refusant son agrément Éducation nationale, rabattant les prétentions de son deuxième cycle : profs permanents pas du niveau, rapports simplets et peau de chagrin rendus par les élèves. Hou, les prétentieux.


École privée (de dessert). Sciences Com’pète plus haut que son diplôme
Quand le vicomte de Villiers l’a lancé en 84, le joujou s’appelait «Fondation pour les arts et les sciences et la communication». Seigneurie auto-proclamée sur la planète Com’, l’école privée affiche son but : former des généralistes de la communication. Rebaptisée Sciences Com’, l’école claironne toujours qu’elle forme des communiants -pardon communicants- de niveau bac+4 ou bac+5. La demande de reconnaissance par l’État du second cycle de l’école a provoqué une enquête. Le rapport de l’Éducation nationale conclut que ces prétentions sont bien gonflées. Lulu s’est procuré ce document. Extraits : «Le nombre des enseignants permanents est limité et leur niveau d’études, s’il correspond pour la plupart à un niveau bac+4 ou 5 (maîtrise, DEA, DESS), n’atteint pas le niveau d’un doctorat. Le nombre de leurs publications est limité à quelques articles pour certains, mais pour la plupart, il n’est nullement fait mention, en particulier dans leur CV, de publications attestant leurs recherches. Situation problématique, surtout au regard des prétentions affichées de l’école de promouvoir un enseignement correspondant au niveau bac+4 ou bac+5. La composition du corps enseignant permanent -niveau des diplômes, activités de recherches attestées par des publications- ne correspond pas à ce que l’on attend à l’Université pour un cursus de formation Bac +4 ou 5.»

Les rapports et mémoires d’étudiants brillent par leur légèreté : «s’ils sont correctement rédigés et présentés, ils s’apparentent plus à des «descriptions de situations vécues» qu’à de véritables analyses impliquant la définition préalable et la mise en œuvre de véritables problématiques, ce qui caractérise en propre le parcours normal d’un étudiant inscrit dans un second cycle universitaire.»

Ces rapports sont d’une brièveté étonnante (entre 11 et 25 pages) et d’un «contenu trop souvent indigne d’étudiants inscrits dans un parcours de post-premier cycle», d’autant plus qu’ils sont souvent rédigés à plusieurs. Comparés aux mémoires de DESS (niveau équivalent et mêmes exigences de professionnalisation), «ces documents semblent une fois encore indignes du niveau de recrutement et d’exigence affiché par les concepteurs de cette formation qui se veut professionnelle de niveau bac+5».

La filière 2ème cycle de Sciences Com’ n’a donc pas été habilitée par l’Éducation nationale. Et il faudra attendre quelques années avant de pouvoir repostuler à cet agrément. Sans reconnaissance par l’État, les élèves n’ont donc pas le statut d’étudiants. Pas facile, la vie de science-comique.

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