La lettre à Lulu
n°28/29-été

Errare urbanum est. L’extension est vive dans la zone


Jeanneau et Albert, l’industriel et le maire, se sont entendus comme larrons en foire d’urbanisme. Vous reprendrez bien quelques mètres carrés ?


La mairie des Herbiers vient de racheter deux maisons pour se racheter, en reconnaissant avoir “commis une erreur d’appréciation en autorisant à tort à proximité immédiate l’implantation de deux entreprises dont l’activité bruyante et polluante (émanation de fumée) a eu pour effet de rendre intolérable le maintien des familles dans leurs maisons d’habitation”. Malgré cet aveu d’avoir pollué la vie de ses administrés, la mairie récidive aujourd’hui.

Les établissements Jeanneau sont demandeurs d’espace pour créer une unité autonome de fabrication de bateaux, qui aurait donc pu s’implanter dans la nouvelle zone industrielle de Peux, située hors la ville, mieux desservie par la route. Ttt ! ttt ! Ce ne sont là que des objections de poètes. La mairie octroit vite à Jeanneau 15 hectares d’extension industrielle à touche touche de ses actuels ateliers, dont 15 600 m2 couverts, sans paraître se miner la cerise pour les voisins. Sans patienter jusqu’à une autorisation de travaux, on joue massacre à la tronçonneuse pour les chênes qui gênent. Et dans la foulée, l’extension en zone habitée est portée à 40 hectares, sans affectation prévue pour le reste. Le maire voit grand.

Pfff ! Peu lui chaut les nouveaux stocks de cuves de résine plastique, de fioul, les pots de vernis et peintures, et autres bidons de 200 litres d’acétone entreposés pour faire des coques de baignoires de plaisance. Hmm… Il suffit d’évacuer tout scénario feu d’artifice comme seuls les Pays-Bas savent le faire. De mémoire de voisin, il y a déjà eu des départs de feu, fumées noirâtres et explosions dans les entrepôts actuels. Bah ! bah ! bah ! Pas question de fâcher l’industrieuse économie locale avec des broutilles sans chiffre d’affaire, comme la forêt domaniale des Bois-Verts qui jouxte l’extension, ballon d’oxygène pour les herbretais, le manoir historique inscrit et son périmètre de protection bafoué, ou la vingtaine de maisons individuelles déjà enserrées par cette industrialisation à l’orée de la ville. L’industrie règne depuis trois maires à la tête de la ville, on ne va quand même pas se laisser emmerder par de la verdure. L’herbe et l’air, ça ne vote pas.

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