La lettre à Lulu
n°32 - mar

Gérontophilie. Touche pas à mon vioque



Gérontophilie. Touche pas à mon vioque
On n’imagine pas les efforts de créativité qui sont déployés pour animer les repas de Noël des vieux, pardon, “de nos Aînés”, dans les communes de l’agglo. Prenez Rezé par exemple : les élus eux-mêmes n’hésitent pas à se mettre en scène pour changer l’ordinaire des vioques, pardon, “de nos Aînés”. Cela méritait d’être salué.

Le 20 décembre 2000, un milliers d’ancêtres, pardon, “d’Aînés”, s’agglutinent à La Trocardière, tremblant de bonheur à l’idée de déguster dinde, bûche de Noël et chocolats fourrés. Joie suprême, ils ont droit à la visite de monsieur le maire de Rezé, le socialiste Gilles Retière, et d’une brochette de ses élus. Ca sent la tournée générale de poignées de main. Un vrai bonheur. Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, voilà-t-il pas que se pointe le conseiller général du coin, Claude Gobin, désireux de saluer le troisième âge, pardon, “les séniors”, ce qui, à l’approche des cantonales, ne peut pas nuire. Misère ! Que n’avait-il pas fait là !

Le gars Retière, voyant débouler son adversaire des cantonales, lui tombe aussi sec sur le poil. Qu’il avait lui-même fort hérissé. “Qu’est-ce que vous faites là ? Je ne veux plus vous voir, vous sortez tout de suite !” Sacrebleu ! Le Gobin a beau protester de sa fonction de conseiller général, c’est tout juste si Retière et ses sbires ne le prennent pas au colback pour lui faire un brin de route à coups de pompes dans le bas rein... Malgré qu’une tablée de débris, pardon, “d’Aînés”, reconnaissent Gobin et lui adressent des signaux amicaux, rien à faire, l’intrus n’a pas même le temps d’enlever son manteau qu’il doit déjà le remettre, direction la sortie. L’affaire ne passe pas inaperçue, même des durs de la feuille, des fatigués des mirettes et des sucreurs de fraises, pardon, “des cheveux blancs”. Quelques gâteux, pardon, “Aînés”, se diront outrés du procédé : “Ah ! C’est pas M. Floch qui aurait fait ça, pour sûr...” Bref, ça s’agite dans les hospices, pardon, “les maisons de retraite”. Plusieurs témoigneront que “tout de même, c’est pas des choses qui se font.” Vrai ça, on n’est plus sous Napoléon III ! Bigre ! Pour une fois que ce ne sont pas des prototypes de macchabées, pardon, “d’Aînés”, qui se font lâchement agresser, de quoi se plaint-il, ce godelureau de Gobin ?

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