La lettre à Lulu
Lulu 60 - juin 2008

Halle terre cation

Anti-moustachisme primaire en Brière


Saint-Joachim, ses élus têtus, son chantier à interrupteur...


Le maire à moustaches, le communiste Marc Justy, en poste depuis un quart de siècle, n'a pas été réélu au dernier scrutin à Saint-Joachim, en pleine Brière. La nouvelle équipe est menée par Marie-Anne Halgand. Mais pas question de couper un ruban d'un projet lancé par l'équipe précédente des briéro-bolcheviks à moustaches.

Le souci, c'est que l'aménagement du bourg et la halle de marché (qui fait le pendant de la nouvelle bibliothèque) ne sont plus des projets mais déjà en phase de travaux. L'architecte choisi, le Nantais Yann Péron, est le même pour les deux réalisations. Livrée en août 2006, la lumineuse bibliothèque Louise-Michel fait l'unanimité: par rapport à la population concernée, c'est l'une des plus fréquentées du département. Elle est citée en exemple par les pros, présentée dans des revues françaises d'architecture. Qu'importe, la nouvelle équipe arrête carrément le chantier du marché couvert et de l'aménagement du bourg. Même si ce reniement de la commune coûte plus cher que de poursuivre le chantier commencé le 19 février et interrompu un mois plus tard. D'après les estimations de l'architecte et des 14 entreprises retenues, dommages et intérêts, pertes sèches et honoraires pour les boulots déjà effectués s'élèvent à 1,5 millions d'euros (dont une belle subvention d'un million) en cas d'arrêt définitif. Finir le chantier ne coûterait que 726 000 euros à la commune.

Pour la nouvelle équipe, le projet coûte trop cher, n'est pas prioritaire, et les habitants seraient contre. Trois présentations publiques du projet ont pourtant montré une population favorable, des commerçants ambulants emballés, tout comme le gérant de la petite surface voisine. La mairesse a proposé à l'architecte de ne réaliser que l'aménagement urbain, sans la halle. Problème : ce serait parfaitement illégal. Le code des marchés publics oblige à tout reprendre les procédures à zéro, la modification représentant bien plus que le maximum autorisé de 15 % du montant des travaux. L'équipe municipale assure aussi l'architecte et les entreprises qu'ils auront les prochains chantiers. Une promesse intenable si on veut respecter la légalité ; impossible de donner à l'avance les résultats d'appels d'offres futurs qui seraient alors truqués. De mémoire d'architecte, ce genre de caca nerveux est rarissime. Les nouveaux élus ont parfois ces revirements, mais au stade des études, pas quand les trottoirs ont déjà été défoncés pour passer les réseaux et gaines électriques. On aurait du enterrer aussi les moustaches communistes.
Oscar Nie-Meilleur

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