La lettre à Lulu
n°37 - été

Inclusion. La Fondation de France se penche sur l’accueil des vieux présumés


Abuseur de confiance et faussaire présumé, Jean Cuvelier, l’ancien directeur des services de la Région, préside désormais la délégation régionale de la Fondation de France.


La Fondation de France ne recule devant aucun sacrifice pour mettre en application sa devise : «une société qui avance ne doit pas être une société qui exclut». Elle brave en effet tous les tabous en nommant à la tête de sa délégation régionale l’un des délinquants présumés les plus célèbres de la place : Jean Cuvelier, ancien directeur général des services du conseil régional.

La Fondation, dont on ne soulignera pas assez l’audace dans cette affaire, n’a pas hésité à mettre en jeu son image et sa crédibilité pour redonner un peu de baume au cœur à ce pauvre exclu, victime de la malveillance de la justice française et de l’acharnement d’un petit juge d’instruction de rien du tout.

Il est sans doute utile de rappeler à nos plus jeunes lecteurs qui est Jean Cuvelier. Ce brillant préfet de la République, nommé directeur des services de la région par Olivier Guichard, s’était distingué au début des années 90 par le train de vie fastueux qu’il menait au frais du contribuable à la direction des affaires régionales. Les enquêteurs de la PJ avaient ainsi relevé, avant sa mise en examen pour «abus de confiance, faux et usage de faux» prononcée le 1er juillet 1998 par le juge Pétillon, quelques exemples de ces dépenses somptuaires : 154 132 francs de frais de réception dans son appartement de fonction et 150 000 francs de vaisselle, de mobilier et de linge de maison, le tout pour la seule année 1992.

Mis en examen dans le même dossier que son protecteur et ami Guichard, Jean Cuvelier avait discrètement pris la tangente quelques mois auparavant en faisant valoir ses droits à la retraite. Ce qui ne l’avait pas empêché d’entrer dans la foulée à la direction du groupe de travail temporaire Synergie - histoire de se garder une poire pour la soif - comme conseiller du pédégé Daniel Augereau, conseiller régional RPR.

Peu a filtré de l’instruction, d’autant que le juge Pétillon a failli entre-temps être muté au pôle financier à Paris pour finalement échouer à Metz et être nommé à Bruxelles après les élections, et on ne sait pas encore quand l’affaire sera renvoyée devant le tribunal correctionnel, si elle l’est un jour. Il était donc particulièrement injuste de faire éternellement peser le poids de l’infamie sur les épaules de ce pauvre Jean Cuvelier, qui ne demandait qu’à rendre service à son prochain en recueillant ses dons. C’est désormais chose faite grâce à la Fondation de France. Encore merci.

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