La lettre à Lulu
Lulu 76 - mai 2012

Julevernium. Le nucléaire en sous marin


Premier partenaire industriel, doté de la moitié des surfaces du technocampus, la DCNS pèse lourd dans le projet IRT Jules-Verne. Du lourd, ou du reloup nucléaire ?


Julevernium. Le nucléaire en sous marin
Les PME peuvent s’agiter pour faire de la figuration. Le gros opérateur est militaro industriel : la DCNS, l’arsenal d’Indret. Pour « réindustrialiser la France » à coup de recherche et d’innovation, l’IRT (institut de recherche technologique) Jules-Verne fait dans le naval, l’aérien, l’auto et l’énergie. Manque juste un mot : nucléaire, totalement absent de la com officielle de ce groupement de labos de recherche, d’industrie, d’universités et de grandes écoles. Cet IRT entend drainer plus de 350 millions d’euros en dix ans. Voire 500 millions, selon le fabricant de sous marins nucléaires qui y est en pôle position et a prévu un apport de 17,5 millions : « DCNS sera le premier contributeur industriel de cet IRT et du technocampus Océan qui l’accueille », annonce le site de la direction des constructions navales, dotée d’un S depuis que Thalès est entré en force au capital. DCNS Research va caser ses 150 ingénieurs et techniciens sur plus de la moitié du technocampus. C’est dire son poids dans le projet. Parmi les neuf membres fondateurs de l’IRT, le boss de l’arsenal d’Indret a été chargé de la gouvernance. Un signe.

Mais si le Commissariat à l’énergie atomique est aussi partenaire, tout l’art des jules balivernes sait taire les thèmes non porteurs.

L’actualité a ainsi englouti une annonce à la trompette : le projet mirifique fabuleux mirobolant de centrale nucléaire sous marine, dénommé Flex Blue, disparu des radars depuis un certain mois de mars 2011 où Fukushima a légèrement déglamourisé tout machin nucléaire. Deux mois avant pourtant, l’avènement de la technologie atomique enfouie sous les planctons est vantée par son promoteur qui dit avoir planché en secret depuis deux ans et demi. Les gazettes relaient : « En s’appuyant sur la technologie des sous-marins nucléaires, leur constructeur DCNS, associé à Areva, EDF et au CEA, a pour objectif de fabriquer un premier prototype en 2013 pour une mise en service en 2017. » Un genre de saucisse en acier de 100 m de long, à immerger entre 60 et 100 m sous le plafond des vagues, près des côtes, sans personne à bord. à construire en série, en moins de deux ans, pour quelques « centaines de millions d’euros » l’unité, ce qui le fait qualifier de low cost. Chacun a son sens du pas cher. La construction se ferait à l’arsenal de Cherbourg qui réalise déjà nos sous-marins atomiques cocorico. Mais « d’autres établissements de DCNS seraient impliqués, comme Nantes-Indret, spécialisé dans les systèmes propulsifs et les chaufferies »**. Face au risque radioactif pour les planctons, les poiscailles et leurs copains, DCNS assure que l’eau étant « une barrière naturelle » aux radiations, et qu’il « suffit de noyer le réacteur ». Ce qui s’appelle noyer le poisson.

* Le Figaro, le 20 janvier 2011
** Mer et marine, le 20 janvier 2011

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