La lettre à Lulu
n°27 - mar

LPMH. Le jugement gâche-dinde des patrons tire-marrons


L’esprit de reprise de l’entreprise de meubles TFA à Châteaubriant, n’aura pas profité aux quatre patrons généreux. Les voilà condamnés sur leurs deniers pour avoir géré comme des gougnaffiers.


Quatre sémillants patrons ont perdu de leur sémillance la veille de Noël dernier, quand le tribunal de commerce de Nantes les a condamnés à cracher 5 MF au mandataire liquidataire de leur ancienne boîte de meubles, pour dédommager les créanciers. La mesure est assez inhabituelle. Elle a surtout gâché les dindes aux marrons de Robert Loiret, François Pautric, Régis Michel, et Joël Hamon, anciens patrons de la société TFA, Tradi France Ameublement, à Châteaubriant. Les quatre mousquetaires croyaient avoir tiré leurs marrons du feu, ils ont été condamnés à payer 1,55 million de francs pour chacun des trois premiers, 350 000 F pour le dernier, tout ça sur leurs cagnottes personnelles. Espérons que pour les prochains réveillons de Noël, ils ont prévu des photocopies de la dinde de cette année.

Résumons : le quartet avait repris pour pas cher une boîte de meubles en avril 1995. Avant de laisser sombrer leur joujou à la mi-décembre 1996. Liquidation. 190 salariés à la rue, qui, trois ans après, n’ont toujours pas perçu leur indemnité de licenciement. “Les salariés ont toujours considéré que la liquidation était programmée par les quatre repreneurs. Mais ils ne sont pas parvenus à le prouver” écrit La Mée Socialiste de Châteaubriant. Dans son jugement long de 21 pages, le tribunal de commerce révèle des fautes de gestion comme s’il en pleuvait, et “une absence de management centralisé” ajoutant que, “malgré cet amateurisme, le total des rémunérations perçues par les dirigeants s’est élevé sur douze mois à 911 000 F hors charges”. Soit près de 20 000 F par mois pour des braves gars qui exerçaient de toutes façons ailleurs leurs talents, en double activité, comme de vulgaires employés de mairie napolitains. D’autant qu’outre ces honoraires copieux pour du temps partiel, ils se sont fait verser par la holding Tradi France, des “dividendes fictifs pour 1,996 millions de francs”. Ils devaient apporter de l’argent frais à l’entreprise, ils l’ont plutôt consciencieusement dépecée. Engagements financiers, promesses d’investissements, rien n’a été respecté. Certains sont soupçonnés d’avoir participé à l’opération pour capter au passage la clientèle. Pris les mains dans la déconfiture, ils se sont débinés les uns les autres, sans convaincre le tribunal de commerce. Il ne leur reste qu’à faire appel de cette condamnation forcément inique. Avec le risque de troquer leur titre de repreneurs pour celui de repris de justice.

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