Conseillère municipale et générale CNI, Annick du Roscoat a de qui tenir. Issu de la vieille droite traditionnelle d'avant-guerre, le CNI a vécu son heure de gloire sous la IVe République avec Antoine Pinay, célèbre pour avoir créé le franc nouveau, un peu moins pour avoir voté en 1940 les pleins pouvoirs à Pétain, puis avoir été nommé au Conseil national de Vichy. Sous la Ve, il ne se remettra jamais d'une scission emmenée par un député de 36 ans, futur-Ex...
En plein déclin, abîmé dans une perpétuelle guerre des chefs, le CNI, économiquement ultra-libéral, politiquement archi-réactionnaire et atlantiste, tout juste toléré comme partenaire marginal par le RPR et l'UDF, a profité de la proportionnelle en 86 pour faire entrer plusieurs députés au Palais-Bourbon sur les porte-bagages du FN, dont il partage nombre d'obsessions. Signe particulier (outre le décoratif fief de la mairie de Cholet pendant une vingtaine d'années), ce groupuscule de petits notables provinciaux se détermine d'abord comme "porteur d'eau" des vraies vedettes de la droite, au gré du vent : pasquaïens contre madelinistes, lepénistes contre villiéristes, etc.