Un vrai réquisitoire : une ville mochedingue, des Nantais pingres conjuguant bétise crasse et sens de l’embrouille, à peine rachetés par la nullité des curés et du préfet. L’écrivain dit d’anticipation a donc utilisé son dégoût pour Nantes pour embêter par anticipation, la belle entreprise de communication de sa Ville. Cette prodigieuse obstination à contre-carrer la propagande actuelle de Nantes a ainsi vu l’un des plus éminents spécialistes et collectionneur vernien, Piero Gondolo della Riva, vendre à Amiens et non à Nantes sa collection de 30 000 pièces, amassée pendant 40 ans : des livres dans toutes les langues, jeux de l’oie et de cartes, jouets, chromos, assiettes, puzzles… Autant de gadgets du passé qu’on aura pas à entasser dans le petit musée Jules Verne nantais.