La lettre à Lulu
Lulu 52 avril 2006

Ou moins. Vecteur Plus pirate son coup


La sémillante société locale condamnée à plus d'un titre pour razzia sur la presse. C'est pas beau de copier.


Certains vilains esprits traitent actuellement Ouest-France de prédateur. C'est pas gentil. D'autant que parfois, c'est Ouest-France qui s'est trouvé victime de piraterie. Des sociétés de veille de presse ont du souci à se faire depuis que Vecteur Plus, leader français de la veille commerciale, basé à Bouguenais, a été lourdement condamnée pour pillage d'articles* par la cour d'appel de Paris du 17 février dernier. «Ils ont été pris la main dans le sac à piquer du contenu en proposant à leurs clients de ne plus acheter la presse, puisqu'ils leur vendent numérisé, beaucoup moins cher», dit Jean-François Farny au SPQR, le syndicat de la presse quotidienne régionale, qui pense que cette décision met un coup d'arrêt aux pratiques de pillards. Le pot aux roses a été découvert par Ouest-France courant 2002 : Vecteur Plus scanne alors les 42 éditions du quotidien pour les revendre sous format pdf à France Télécom, le tout pour un forfait annuel de 8000 euros. Parallèlement, France Télécom résilie un paquet d'abonnements à Ouest-France. Onze titres de la presse quotidienne régionale (PQR) de toute la France et le SPQR se sont associés pour coller un procès à Vecteur Plus qui se voit condamné en première instance le 30 juin 2004 pour «contrefaçon», le tout strictement confirmé par l'appel. Chaque titre victime du pillage se voit décerner 7600 euros de dommages et intérêts. En tout, avec les frais et dépens divers, il y en a pour quelque 100 000 euros. Vecteur Plus ne s'en est pas vanté en inaugurant début mars des locaux doublés de surface, à Bouguenais pour ses 140 salariés.

Selon l'invitation au raout, ces locaux «suggèrent à la fois modernité et croissance, ouverture et confiance». Mais aucun mot sur l'explosion en vol d'un marché prometteur. «Pas de drame, ca ne représentait que 4 % de notre chiffre d'affaires. Nous avons arrêté le service des articles de presse il y a deux ans, avant le premier procès», confie le directeur Loïc Gertgen. Ce qui était quand même après le début du contentieux. Il se rassure en soulignant que le jugement a affirmé que la reproduction des annonces légales et appels d'offres était «parfaitement licite». C'est pas demain la veille commerciale.


* Voir "Les petits acteurs du festival de scan;, Lulu n°36, février 2002

Ou moins. Vecteur Plus pirate son coup

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