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Lulu 67 - décembre 2009

Police nantaise. Casse-toi, pauv'cogne


Sous la matraque nantaise, des ferments d'extrême-droite ? Allons, allons...
Il faut surtout dénoncer ce manque de respect à l'égard des bourre-dedans et des saute-dessus policiers.


Police nantaise. Casse-toi, pauv'cogne
Conseil aux flashballophobes, et aux matraco-incompatibles. Aucune raison de vous méfier des chaussettes à clous, qu'ils soient anti-émeute harnachés en bleu ou saute-dessus acharnés en civil. Les policiers nantais anti-manifs sont des gens délicieux. Même s'ils cèdent parfois à l'énervement : « Attitudes dangereuses des forces de l'ordre... La BAC qui avec ses propres méthodes, met en danger les manifestants... Dérapages couverts en haut lieu », dit Didier Hude secrétaire de la FSU Loire-Inférieure. À ce titre en contact régulier avec les forces de l'ordre pour les manifs, il sent un changement : « Il y a des frictions internes entre une police
républicaine et une police qui l'est beaucoup moins, et qui prospère sur des ferments extrémistes de droite. Ceux qui sont les plus républicains ont tendance à se faire petits dans les couloirs s'ils ne veulent pas d'ennuis avec leurs collègues. » Des paroles inhabituelles, prononcées lors d'une conférence de presse sur l'enquête après la bavure qui a vu un lycéen atteint par un tir de flash-ball d'un policier cagoulé de la BAC, la brigade anti-criminalité qui s'énerve plus vite que son ombre. Dans cette affaire, l'un des enjeux, c'est le droit de pouvoir « manifester sans risquer de se faire mutiler ». L'aggression au super flash-ball a été depuis renommée par la justice : « violences volontaires avec armes par un dépositaire de la force publique ». Le préfet d'alors avait couvert l'intervention musclée, prétextant que la manif n'était pas déclarée en préfecture, donc illégale, justifiant ainsi qu'on cogne dessus sans ménagement.

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