La lettre à Lulu
Lulu 100

À dégager !



Jusqu’ici, ce petit village de caravanes et de camions de voyageurs vivait discrètement entre immeuble Cap44 et Loire, dans une friche portuaire. Mais ces précaires-là gênaient l’opération de com’ du printemps, avant reprise en main du secteur pour l’Arbre aux pigeons. Le harcèlement a fait vite : poubelles plus ramassées, eau coupée, Légos géants en béton restreignant leur espace, les faisant passer pour des terroristes, sédentarisés bien trop près de la carrière Misery. Finalement ultimatum pour dégager sous 48h. Normal : les pauvres n’ont pas vocation à faire carrière.  

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