La lettre à Lulu
n°15 - déc

Bétépub. Le marketing des autoroutes de jardin



Le procès de Jean-Marc Ayrault a été émaillé d’arguments à faire allonger le nez des Pinocchios de la com. Guy Lorant, dircom de la bonne ville de Nantes depuis 1989, a ainsi pu dire sans tousser que les tarifs de 15 à 18 000 F la page de pub insérée dans le mensuel municipal Nantes Passion «ont été négociés à des tarifs assez élevés par rapport à ce qui se pratique, pour éviter que ces pages ne coûtent plus cher à imprimer que ce qu’elles apportent comme recettes». Difficile d’imaginer sérieusement qu’une réclame pour un entrepreneur de BTP* fasse perdre de l’argent à un journal municipal ! Mais outre ces saines rentrées d’argent collecté auprès des candidats permanents aux marchés publics, n’oublions pas que la publicité est une information. Très appréciée des retraités de Chantenay ou de Doulon qui ne savent à qui demander un devis pour se faire construire une belle bretelle d’autoroute au bout de leur carré de poireaux.


<I>* Depuis que Daniel Nedzela ne s’occupe plus de la régie publicitaire, commerçants et promoteurs immobiliers ont progressivement remplacé marchands de béton, d’eau, poseurs de grues et bâtisseurs de ponts.</I>

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