La lettre à Lulu
Lulu 102-103

Budgets à rallonges

Coût-coût


Toujours plus, toujours plus cher.


Budgets à rallonges
Ça déménage et ça surcoûte. Le Min accuse un bonus de 9,7 millions. (Presse-O,  04/10), à cause de plein de trucs pas prévus, forcément. Selon l’opposition au conseil communautaire, ce dépassement de devis du Min est de 86 % vis-à-vis du chiffre de 2014, passant la facture à 130 millions. Le Min dégage pour poser à la place le futur hosto. Les surcoûts se cumulent, le transfert du CHU prenant 3 millions dans les dents. Avec un chantier retardé par ce pénible environnement, notamment l’angélique des estuaires, fleur protégée (Ouest-France, 05/10). On nous refait le coup du salaud de pique-prune, scarabée soutenu par d’irresponsables écolos, retardant de six ans le chantier de l’autoroute Le Mans-Tours. Laissons tomber l’angélisme, fût-il estuarien. Surcoûts toujours : le futur CHU « en lice pour le titre d’hôpital le plus cher de France » coûterait plutôt en fin de chantier un milliard d’euros, toutes dépenses confondues, chiffre lâché depuis longtemps (Les échos, 16/09/2015 ; 20 minutes, 04/10/2016) mais avec des « surcoûts de 20 à 30 % sur la mise en œuvre de fondations particulières par la pose de pieux d’ancrage dans la roche » (Mediacités, 04/01). Avec un « surcoût dû au site » estimé à 100 millions par l’élu municipal de droite Marc Reneaume. Le groupe d’étude Gaela* et d’autres intègrent un manque à économiser d’« au moins 300 millions d’euros » si le site de Saint-Herblain, rénové, avait été choisi.

Vous en voulez d’autres ? SNCF Réseau traîne en justice Région, Département et Nantes métropole, réclamant 37 millions de surcoût du chantier du tram-train Nantes-Châteaubriant, soit 18 %. Le projet de refonte du Musée Dobrée s’alourdit de deux millions (Presse-O, 10/07), soit + 8 %, deux ans après la décision chiffrée et actée par l’assemblée du département, son proprio. En 2012, le devis pour le précédent projet pour le même musée avait grimpé en 18 mois de 35 millions à 47 millions. Abandonné à l’époque. La plaisanterie du premier projet lancé et annulé a quand même coûté quelque 16,5 millions**.

* Groupement d’analyses et d’études de Loire-Atlantique.
** Le musée de la réalité augmenteuse, Lulu n°85,  juillet 2014.

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