La lettre à Lulu
Lulu 101

Cheviré bis, ter, etc.

Sature dans tous les coins


Un nouveau pont, poil au pompon !


Avant l’abandon de NDL, ses partisans réclamaient déjà à tue-tête un nouveau franchissement de la Loire pour se relier à la Vendée, le pont de Cheviré étant « devenu une muraille bloquant la circulation et les échanges entre le sud et le nord de la Loire », dixit Bruno Retailleau*, alors encore président régional. Le Vendéen invoquait même l’absolument nécessaire « construction de deux nouveaux franchissements », soutenue par les meilleurs bétonneurs au département, à la métropole et du patronat**. Après le pschitt de NDL, réunis en un « parlement des territoires » chargé d’obtenir un max de flouze de l’État en dédommagement, les mêmes outragés du tarmac peinent à s’accorder sur le cahier des doléances et ses priorités, sauf sur un point : il faut d’urgence sauter la Loire face au « risque de thrombose du périphérique »*** engendré par le maintien de Château-Bougon. Et « une seule possibilité, à proximité immédiate du pont de Cheviré, afin de permettre les connexions avec le périphérique », assène Yann Trichard, l’un des meneurs de cette tribu. Une vieille lubie : Cheviré à peine achevé en 1991, des voix réclament déjà plus de bitume. L’État botte vite en touche mais les collectivités menées par André Trillard dit Dédé la Trille, à la tête du département, lancent malgré tout des études en 2002, avant d’abandonner en 2008 devant l’ampleur (déjà) de la facture et des enjeux environnementaux. En 2016, Région et État relancent la énième étude des scénarios (pont, tunnel, etc.) annonçant « quinze à vingt ans d’études, de procédures et de travaux ». Les cons, ça thrombose tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît.

*  Ouest-France, 22/09/2017.
**  Communiqué, 27/06/2016.
***  Presse-0, 23/05/2018
Cheviré bis, ter, etc.

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