La lettre à Lulu
Lulu 97 - juillet 2017

Clinique douille


La loréalité dépasse la friction


L’arrivée de Liliane Bettencourt au capital d’Elsan doit mettre du baume au cœur, ou au moins un pansement, aux trimardes de la polyclinique à Saint-Herblain et de la clinique Brétéché à Nantes. Épuisées, mal payées*, décimées par les burn-out et les dépressions... Depuis de longs mois, grèves à la clé, elles alertent sur le malaise social, patent dans la clinique, réclamant réévaluations salariales et création de postes. Contre un billet de 150 millions d’euros, la richissime famille Bettencourt vient d’entrer à 15 % au capital du groupe de cliniques privées plutôt en forme, avec près de deux milliards d’euros de chiffre d’affaires. Elsan se tire la bourre avec Ramsay Générale pour le titre de numéro un français de l’hospitalisation privée. Ça rapporte la Sécu, quoiqu’on en dise ! Avec les Bettencourt dans leur poche, si généreux avec leurs proches, on voit mal les dirigeants d’Elsan s’obstiner à faire la sourde oreille aux revendications. Reste à virer le chef du personnel pour recruter un gestionnaire de fortune.

*  1 100 € net par mois pour une femme agent de service à quelques mois de la retraite.
Clinique douille

Lu 23 fois