La lettre à Lulu
Lulu 43 - décembre 2003

Cyclothymie. La vélorution attendra



Cyclothymie. La vélorution attendra
Pas un mois qui passe sans que Nantes ne décroche une distinction, un prix, un trophée, une bonne place dans un palmarès sur le bon vivre qu’est-ce qu’il est si bon chez nous. Ville verte, cité à tram épatant, paradis des deux roues. Un vrai bonheur. En fait, question vélo, c’est plus joli sur le papier que sur le bitume. «On aurait pu s’attendre, vu le grand nombre de pistes cyclables réalisées, à ce que (la part du vélo) devienne conséquente. Or elle est passée de 12,4% en 1980 à 3,9% en 2002 !», note Jean-François Gendron, vice-président de la Chambre de commerce*. Pourtant, y’a des petits malins qui ont des idées simples, pas chères et qui feraient même très bien dans une stratégie de com’ : Cyclocab, par exemple. Une association locale qui prône les cyclopousses, authentiques vélos taxis à deux places avec chauffeur, les triporteurs coursiers et la location de biclounes de ville. La communauté urbaine aurait logiquement dû donner sa bénédiction et une subvention, mais non. Refus, «pour des raisons d’éthique». Pas assez ambitieux, puis trop. Puis trop cher **. Ces pistes cyclables si peu utilisées, on pourrait les recycler en y faisant passer des bagnoles. Vu l’espace, faudra penser à des bagnoles à deux roues.

<I>* Plein Ouest, n° 115, décembre 2003. <BR>
** Ouest-France, le 2 décembre 2003.</I>

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