La lettre à Lulu
Lulu 52 avril 2006

Date limite. Péril en la mise en demeure



Tout à ses livres, ce libraire nazairien avait négligé ses livres de comptes. Il s'est ainsi rendu coupable d'un retard de paiement à l'Urssaf, de 702 €. Evidemment, deux semaines après la date limite, la mise en demeure ne traîne pas, dûment majorée de 7,5€ pour les frais. Mais comme entre temps le libraire retardataire a réglé son dû, il néglige les 7,5€ d'amende. Quinze jours plus tard, forcément, devant un tel mélange criminel d'arrogance et de mauvaise foi, l'administration y va d'une seconde mise en demeure, réclamant les 7,5€ de pénalité, majoré de 70€ pour financer ce recommandé de «dernier avis avant poursuites». Pour que d'implacables poursuites ubuesques ne tombent pas en cascade, majorées et surmajorées, le libraire a payé. On ne peut pas toujours risquer des mises en demeure, au demeurant.

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