La lettre à Lulu
Lulu 101

Film de cobot aux Chantiers

Soude caustique



Il rampe à la verticale sur des chenilles aimantées, collé à un bout de coque, dirigé à distance. Ce robot soudeur, nom de code : Charman, a commencé à tirer des cordons de soudure aux chantiers navals de Saint-Naz fin avril. Selon le site de l'Institut Jules-Verne, ça améliore la productivité du soudage de 50 %. Mais selon l’ingénieur qui l’a conçu, il travaille « moins vite qu’un homme, mais s’arrête moins souvent » (Ouest-France, 18/04). On le dit autonome mais en fait il est piloté par un vrai soudeur. C’est de la « cobotique » c’est à dire cette science où « le robot coopère avec l’homme ». Pour le moment, cette machine coûte entre 600 000 et 800 000 € la bête. Difficile de faire le décompte entre l’économie d’échafaudage et d’accidents d’un côté et l’investissement et la future maintenance de l’autre, d’autant que ça reste un « cobot », une machine couplée avec un vrai opérateur homo sapiens. Mais compte tenu du salaire moyen d’un vrai soudeur, version hominidé, dans le secteur de la navale, il faudrait bien plus de 15 ans d’amortissement à ce brave robot pour rivaliser avec ces salauds d’ouvriers qui d’accord soudent plus vite mais font des pauses de feignants tout le temps...  

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