La lettre à Lulu
Lulu 51 décembre 2005

Flan B. Faut pas jouer avec les allumettes



Quelques bons conseils glanés dans la presse :

«Les socialistes ne sont pas hostiles par principe au couvre-feu dans les quartiers agités, mais il ne doit pas être une nouvelle marque de ségrégation».
Jean-Marc Ayrault, PS, à l'Assemblée. AFP, le 8 novembre. Exigeons un couvre feu raisonnable garanti sans marque. No logo !

«Le couvre-feu fait partie des dispositions législatives. Si elles étaient inacceptables, la gauche au gouvernement les aurait abrogées depuis longtemps (…) Cela ne peut être qu'une mesure exceptionnelle à condition qu'elle ne stigmatise pas tel ou tel quartier», Jean-Marc Ayrault, Presse-Océan, le 9 novembre. On peut donc appliquer le couvre feu à un quartier réservé à cette mesure répressive, tout en affirmant qu'on ne le montre pas du doigt comme fauteur collectif de troubles. Acrobatique, le concept.

«Que ces primo délinquants apprennent la valeur du travail, par exemple en participant à la reconstruction de ce qu'ils ont détruit».
Gisèle Gautier, Ouest-France, le 9 novembre. Gisèle, t'as le mode d'emploi de reconstruction des carcasses calcinées ?

«Les jeunes feraient mieux de s'investir dans les comités consultatifs de quartier».
Dominique Raimbourg, PS, adjoint au maire chargé de la sécurité, 20 minutes, le 8 novembre. Et déposer leurs questions écrites, une dizaine d'années avant l'adolescence, si possible.

«Les responsables qui manipulent les enfants doivent être retrouvés».
Alexandre Mazzorana, PRG, Presse-Océan, le 9 novembre. On a bien un nom, mais il est au gouvernement. Ça va quand même ?

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