La lettre à Lulu
Lulu 96 - avril 2017

Fourchette de prix


Se former, c’est investir. Les fauchés sont informés.


L’avenir est à la formation privée encouragée par la puissance publique. Peu importe qu’il existe des lycées hôteliers, institutions d’un autre temps accessibles sans ticket d'entrée passant par un gros chèque. Place aux instituts de prestige. Ainsi le groupe Vatel, qui forme des cadres en hostellerie et boustifaille de luxe, ouvre à Nantes en septembre 2018 son cinquième site en France. L’inscription n’est que de 350 €, c’est cadeau, mais les frais de scolarité se montent à 9 960 € les deux premières années, 10 200 € la troisième. Mais on peut claquer plus : à Audencia, la filière générale fait banquer 12 000 € l'an, le cursus ingénieur-manager grimpant à 17 950 €. 

À l’école de design, prix d’appel en première année à 6 100 €, les quatre saisons suivantes sont à 7 700 €. Idheo, école d’ostéopathie, fait banquer 8 190 € par an, l’école de cinoche Cinécréatis 6 470 €. L’Ensec fabrique des petits soldats du marketing et de la com à 5 300 € l’année. Chez Isefac, les apprentis managers doivent lâcher 650 € en préinscription avant de casquer 5 050 € par an pendant trois ans. Et pour la nouvelle implantation de l'université catholique de l'Ouest, le « système de frais de scolarité raisonné et modulé » suivant avis d’imposition varie de 3 400 à 6 100 €. C’est plus chérot que le denier du culte.

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