La lettre à Lulu
N°26 - décembre 199

Goupillons gaiement. Quel beau préau, nom de dieu



Après les emplois fictifs, les électeurs imaginaires, voilà les élèves du Saint-Esprit. A Beaupreau (Maine-et-Loire) les subventions aux écoles privées ont été calculées sur des chiffres trafiqués. La chambre des comptes relève que l’invention de vingt élèves de maternelle et de primaire fictifs permet de rafler 53 508 F indus pour les écoles du bon dieu, avec qui la mairie républicaine multiplie les rapports de complaisance. La subvention à la cantine paraît détournée, les travaux de réfection, les fournitures scolaires sont payés deux fois, la commune rembourse des factures de transport du second degré qui n’est pas de sa compétence (mais celle du Département). Via le Centre communal d’action sociale ; la loi de séparation de l’Église et de l’État de 1905 a été contournée dès 1911 mettant une maison à disposition de l’église Saint-Joseph pour un loyer de bienfaisance : 10 francs par an. Une charité immobilière parfaitement illégale, alourdie par 4,3 MF investis pour rénover et agrandir l’école catho en 1996. Saint-Beaupreau, priez pour nous.

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