La lettre à Lulu
n°37 - été

Hortension. L’insécurité à l’ombre des fleurs en toc



Le langage des fleurs manque parfois de civilité. Les tenanciers de la Villa St-Pierre, une boutique d’objets de déco ouverte mi-novembre dernier agacent apparemment. La plaque plexi du magasin est d’abord arrachée, avant que la serrure ne soit bouchée à la colle, suivi de deux pneus crevés et de rayures sur les portières du véhicule des commerçants. Du petit vandalisme sans signature. Pas de quoi exiger une force d’interposition. Jusqu’à un coup de fil anonyme où une femme prévient l’un des patrons du magasin, que s’il continue à vendre les hortensias artificiel qu’il a dans sa boutique, «ça va mal aller pour lui». Ces hortensias en toc sont ici vendus 10 euros pièce, presque moitié moins que chez la demi-douzaine de concurrents. L’antigang est sur les dents. Les hortensias sont présumés innocents. Jusqu’où tout cela s’arrêtera-t-il ?

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