La lettre à Lulu
Lulu 100

Jackpot entre potes

Working classe hérons


Pour les papas du big manège, c’est une affaire qui tourne.


Les magistrats des comptes ont tiqué devant le Carrousel des monstres marins. Ouest-France (13/12/17), se limite à voir de « Bons et mauvais points pour le Carrousel » et « Critiques sur la gestion » du Voyage à Nantes par la chambre régionale des comptes.
À lire plus précisément, ce rapport du 7 septembre 2017 cherche des poux dans la tête des deux papas du manège. En janvier 2011, François Delarozière et Pierre Oréfice bénéficient d’un contrat de « validation des différentes étapes du projet de la direction artistique, de l’intégrité et de l’esprit de l’œuvre ». Mais les concepteurs du poisson pirate et autres bestioles mécaniques ont poussé l’esprit des œuvres un peu loin, puisqu'ils sont aussi liés au Voyage à Nantes par un « contrat de cession de droits sur la reproduction et la représentation de leurs dessins » et reversé à Delarozière, l’auteur de gribouillages.

Monstres marins bicéphales

Poussant le sens du tatillonisme au-delà de la courtoisie à la nantaise, la chambre des comptes « rappelle que M.  Delarozière a concédé ses droits à Nantes métropole depuis décembre 2004 afin de "reproduire les dessins ou de les faire reproduire par tout tiers, sur tous supports" »*. Ce contrat de cessions de droits pour l’Eléphant, le Carrousel, les Machines et les dessins du projet artistique ratisse large : droits de reproduction, « modèles réduits, dessins et/ou créations graphiques, films, photos vidéos, logos », droits de représentation (expos, projos et « tout procédé de communication connu ou inconnu au jour de la signature »), droit d’exploitation y compris droits dérivés, affiches, cartes postales, mugs, papier à lettre ou autres gadgets. Les deux compères reçoivent 0,5 % du chiffre d’affaires HT de la billetterie des attractions, « plafonnée à 22 670 euros par an et par auteur ». Plus  3 % du chiffre d’affaires HT des produits dérivés. Et pour la revente de produits dérivés reproduisant tout ou partie des dessins, Delarozière reçoit 10 %, Oréfice 3 %.

Les magistrats des comptes épinglent donc Delarozière, qui palpe deux fois pour la même chose, cumulant les rémunérations versées directement par la SPL Voyage à Nantes, et celles réglées aussi par le VàN à l’asso La Machine, qui se dépêche de les rétrocéder à son éminent directeur. Oréfice et Delarozière « les deux cocontractants des marchés de direction artistique et de cession de droits sont liés à la SPL, l’un par un contrat de travail en tant que directeur du site des Machines de l’Ile, l’autre par le biais du marché du lot 7 de construction du Carrousel, en tant que directeur de l’association La Machine en charge du suivi de ce marché. »

Pour l’Arbre aux pigeons, le duo n’a pas besoin de s’accrocher aux branches. Il est déjà épinglé. Un effet papillon, sans doute.

Pierre-François Delaroffice


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