La lettre à Lulu
Lulu 109-110

L'Himalaya au pied du mur

Maraboudfi sel


À La Baule, on respire le sel en chambre.


À Aquabaule, la nouvelle piscine municipale bauloise ouverte le 10 février, vite refermée, la baignade est en eau de mer pour 6,60 € (7,60 € l'été), ce qu'on a gratos sur la plage, à cent mètres de là, trois minutes en tongs. En claquant 20,30 €, on a spa et « grotte à sel », officiellement halothérapie, ou spéléothérapie (pour les vrais médecins, effet zéro placebo). En se tapant le cul sur une banquette face à un mur de sel, miracle, « sels minéraux et oligo-éléments inhalés permettent de se ressourcer et de se relaxer ». Une des premières à tester a trouvé limite stressant « le bruit de la porte coulissante chaque fois qu’une personne quitte la pièce » (L'Écho de la Presqu'île, 23/02).

Quand c'était encore ouvert, le personnel d'accueil a expliqué à Lulu qu'en fait, c'est pas une vraie grotte mais « un espace comme un sauna, dont les murs sont recouverts de sel de l'Himalaya, chauffé à 35° par un réchaud, et ça a des bienfaits, respiratoires notamment ». Du sel de si loin, les paludiers du coin doivent faire la gueule. À Guérande, l'hôtel Holen a le même truc, sel pakistanais, garanti libérateur de toxines, « une seule séance aussi efficace que trois jours en bord de mer ». Un peu nigaud puisqu'au bord de la mer, on y est déjà. Vivement les instituts à respirer l'air.
Yves Météo

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