La lettre à Lulu
N°98-99 - décembre 2017

La politique en fond de court

Scratch


La jossologie sans peine, première saison.


Avant les législatives, le 24 février 2016, Jean-Christophe le Blevec, pas encore attaché de presse de la future députée Sandrine Josso, relaie sur facebook une dénonciation (par un étudiant qui a rejoint En Marche depuis), de l’absentéisme de Christophe Priou, député du cru à l’époque. Et ça y va : respect des institutions, devoirs des élus... De grands mots oubliés fissa quand Sandrine Josso, à peine élue, se spécialise en tennis poussins et renâcle à se rendre au Palais Bourbon. Rien à voir avec de l’absentéisme, elle soigne son équilibre familial et son passing shot bienveillant pour ses loupiots. C’est différent. Depuis qu’elle est députée (place  324 dans l’hémicycle), Mme Josso s’est faite discrète. Le site de l’Assemblée note qu’elle a consigné deux propositions de loi majeures du mandat : la promotion des symboles de l’Union européenne, et l’« exercice des compétences des collectivités territoriales dans le domaine de la gestion des milieux aquatiques et de la prévention des inondations ». Pas noyée sous le boulot, Mme  Josso nage dans le courant avec les 47  membres de la commission des outre-mer, et tente de durer avec les 72 de la commission développement durable et aménagement du territoire. À Guérande, elle se dit « commissaire à l’aménagement du territoire à l’Assemblée ». C’est chic. Sur les réseaux sociaux, elle retweete un peu, ça garde les pouces agiles. On note un petit-déj' avec les animateurs locaux de sa campagne, une inauguration de borne électrique, et une succes story bauloise en novembre : « près de 50 personnes pour des assises de la mobilité », avec photos du sommet : organisateurs inclus, on compte 36 personnes, effectivement assises. Assises ? Une participante appelle ça un « atelier citoyen ». Les gens sont d’un méchant.
Docteur Ducancan

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