La lettre à Lulu
N° 77 - juillet 2012

Le coût du vandalisme institutionnel



Nul n'étant au-dessus du règlement, la direction des médiathèques encourt, comme tout citoyen, des sanctions pour avoir fait disparaître des livres des rayons. En cas de livre détérioré ou non-restitué après 30 jours, l'usager a droit à une amende forfaitaire de 7 euros, et à rembourser le coût initial de l'ouvrage. Faisons les comptes. Si on atteint les 20 000 livres éradiqués, avec un prix moyen de 15 euros par bouquin, les médiathèques de Nantes se doivent donc à elles-mêmes 440 000 euros. Pour soulager les finances publiques, il est temps d'envisager un cambriolage massif. Et citoyen.


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