La lettre à Lulu
Lulu 109-110

Le hit paradeau de la méduse

Dégringologie


Cité sur le déclin cherche bons vivants.


Chers attractivés, laissez tomber Nantes, ne gobez pas la com. À Nantes, fait plus trop bon y vivre. Les classements d'il y a quelques années, c'est du passé. C'est dépassé. Le dernier classement* de villes, pourtant bichonné pour des bourgades comme Nantes, même s'il est tout aussi douteux que les précédents et concurrents, laisse Nantes à la dérive. Avant de déménager à Nantes, tentez Annecy, Bayonne, La Rochelle, Angers, Le Mans, voire, en descendant dans le classement, Nice, Avignon, Bordeaux, Caen. Et, toujours par ordre d'apparition à l'écran, Lorient, Strasbourg, Rodez, Saint-Étienne, Le Havre. Avant d'échouer à Nantes, surfez à Biarritz, crachinez à Brest, ruedelasoiffez-vous à Rennes. Reste encore Anglet-la-Basque et Cherbourg-la-nucléaire pour damer le pion à Nantes, piteuse 20e place. En octobre 2017, la cité des Trouducs de Bretagne était en haut des podiums pour le travail, 2e pour les études, et 9e au classement général (palmarès L'Express). Moins bien qu'avant : 4e en septembre 2015 (Les Échos), 5e en septembre 2012 (L'Express), 3e en 2010 (CSA et Observatoire du bonheur, créé par Coca Cola). Sans doute l'effet De Ligonnès et son quintuple meurtre, ravivé par la récente et fausse arrestation. Bon, on s'en fout, c'était juste pour ricaner des cellules attractivité de la CCI, de Nantes métropole, et autres instances qui s'échinent à faire prendre les vessies pour des lanternes magiques. Avant l'effondrement du concept d'attractivité, déjà bien décrié pendant la campagne des municipales, la Cité des ducs s'offre des bons de réduc.
* Lire ci-contre : Le palmarès à péage du spin doctor.

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