La lettre à Lulu
n°17 - avr

Lumpen-précariat. Les vioques, dans l’impasse !



Lumpen-précariat. Les vioques, dans l’impasse !
En créant les emplois jeunes, Titine Aubry a négligé un effet pervers. Les emplois jeunes, à plein temps, sur cinq ans, vont constituer «l’aristocratie des emplois précaires» par opposition au «nouveau lumpen» constitué par les «bénéficiaires» de CES. C’est l’analyse de Philippe Labbé, éthno-sociologue du cabinet Cibles. Les CES ne concernent plus que les plus de 25 ans, «contraints à une sorte d’apnée sociale», valdingués de CES en chômage, avec vague passage par un stage de formation histoire de tenter de regonfler son «employabilité». Le chercheur a constaté que les contrats CES qui sortaient un peu du schéma discriminatoire, vont y retourner illico, déqualifiés par la concurrence des emplois jeunes. D’abord réduit au bouche-trou sans issue, le CES était un peu devenu une mesure-sas. La voilà rabaissée à une mesure-nasse.

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