La lettre à Lulu
Lulu 63 - décembre 2008

Musique de chambre. Bas fonds de commerce



Ça se passe entre deux chambres. La CRCI, chambre régionale de commerce et d'industrie, vient de
passer dans le collimateur de la chambre régionale des comptes. Épinglé, le licenciement arrangé du directeur général en 2002, assorti d'une indemnité de 92.500 euros après dix ans à ce poste. «Cette indemnité paraît irrégulière», euphémisent les magistrats des comptes. Un pactole impossible en vertu du code du travail. Et pas plus selon le règlement intérieur de la CCI qui ne permet que trois ans d'ancienneté, plafonné au traitement perçu jusqu'à l'âge de la retraite. En plus il aurait fallu l'autorisation du Premier ministre. Autre motif de remontrance, la dissolution de l'association Miriad, un système de formation individualisée créé en 1996 par les CCI membres de cette chambre régionale de commerce. En 2004, c'est le naufrage, avec un trou affiné à 295 000 euros. La CRCI accepte d'éponger 180 000 euros, le reste devant être réglé par les CCI adhérentes, dont un tiers a carrément refusé de payer, prétextant qu'elles n'avaient jamais signé la convention de partenariat. Le licenciement de la déléguée générale de Miriad alourdira la note de 89.500 euros.

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