La lettre à Lulu
n°16 - fév

On n’est jamais mieux servi que par sa précarité



Elle n’aura pas duré longtemps. Moins de huit mois après son début de contrat, Catherine Mahéo, directrice du théâtre de la Fleuriaye à Carquefou, était virée en septembre 1994 par le maire Gisèle Gautier. Ça a vite pété entre deux femmes autoritaires. Catherine Mahéo, qui dirigeait en même temps Atlantia, centre de spectacle et de congrès à La Baule, palpait à Carquefou -selon la chambre régionale des comptes- quelques 16000 F par mois, plus 6% du brut au titre de «prime de précarité». Ceux qui vivent la précarité, la vraie, apprécieront. Plus quelque 20 000 F de frais de déplacement entre Carquefou et La Baule, en 1994, alors que Catherine Mahéo habitait Nantes. Ceux qui vivent la mobilité, la vraie, apprécieront. Et en ces quelques mois à la tête de la structure, Mme Mahéo a fait embaucher trois de ses enfants, comme assistant commercial, secrétaire, et machiniste. Ceux qui vivent les conflits familiaux, les vrais, apprécieront.

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