La lettre à Lulu
n°31 - déc

Pesanteur. Un calvaire, bonjour les dégâts





Un pilier de calvaire tombe, un enfant trinque. La commune vendéenne de Tiffauges vient d’être condamnée par le tribunal administratif de Nantes à rembourser les frais d’hospitalisation* d’un môme d’une dizaine de printemps en 1993, sérieusement blessé par l’accident du calvaire, sorte de totem d’obédience catholique, commémoratif d’un fait présumé remontant à une vingtaine de siècles. La commune avait l’entretien du monument à sa charge. Maintenant qu’on a la preuve que ces signes extérieurs de croyance sont porteurs de danger pour nos enfants, on attend une mesure de salubrité publique : l’abattage systématique du troupeau de calvaires français.

<I>* 168 175 F, selon Ouest-France du 11 octobre 2000.</I>

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