La lettre à Lulu
Lulu 72 - avril 2011

Plaidoyer maison. Maisons du monde des affaires


La société Maisons du monde le dit : On n’est pas ce qu’on dit de nous.
Lulu persiste : si si !


Sponsor de la Villa déchets, épinglée par Lulu*, la société Maisons du Monde a mandaté un huissier pour faire parvenir son droit de réponse. C’est d’un chic. Ça doit être pour paraitre plus impressionnant qu’un simple recommandé. Voilà ce que dit le papier signé Xavier Marie, le patron de la maison : « Maisons du Monde précise qu’elle n’est pas cotée en bourse et qu’elle est détenue en grande partie par son fondateur et ses salariés ; tous ses directeurs de magasin et les salariés du siège ont été invités à entrer au capital de l’entreprise. Maisons du monde détient 211 magasins principalement en France et vend, outre des objets de décoration et d’ameublement, des articles d’art de la table et du textile de maison. Au-delà de son partenariat avec Villa-Déchets, Maisons du monde en tant qu’entreprise citoyenne et engagée, a mis en place une politique de développement durable : usage de bois légal et certifié ; lancement de la première plantation certifiée en Inde ; financement de "man and nature", un programme qui préserve des sites naturels exceptionnels en impliquant des populations locales. Concrètement, Maisons du monde a consacré à ces actions un budget de 1 500 000 euros, détail sur www.maisonsdumonde.com."

En « grande partie » : juste 20 %. Sans compter Ixen, actionnaire minoritaire, Apax Partners et le fonds d’investissement LBO France détiennent 70 % de Maisons du monde. Mais bon, depuis 2008, ils font partie de la famille Ou alors Maisons du monde est considéré comme squatter. Vite, un huissier qu’on les expulse. Apax Partners a mis 26 millions d’euros dans la société de Vertou via son fonds Altamir Amboise qui est côté en bourse, et qui se définit comme «L’accès par la bourse au capital investissement professionnel». Donc c’est vrai, que Lulu prenne la fessée, Maisons du Monde n’est pas directement cotée en bourse. Mais ça n’en fait pas un petit artisan familial. Quant au turnover des salariés par ravis-ravis du climat maison, le patron préfère ne rien en dire. Le petit personnel ne comprend jamais rien à l’ambiance familiale.

* Ma cabane au blablabla, Lulu N° 71, décembre 2010

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