La lettre à Lulu
N°5/6 - été 1996

Pontons encarteurs. Le Bélem snobe les régionaux de l’escale



L’organisation des fêtes du Bélem fait grogner les mordus de la vieille marine à qui l’on doit pourtant les accueils (plus modestes il est vrai) du Belem à Nantes depuis 1992, après des années d’indifférence. Le collectif d’une quinzaine d’associations nantaises du patrimoine industriel et portuaire a été écarté du centenaire du Belem . Ces associations ont si bien été consultées par la Ville qu’elles ont appris le projet des festivités par la presse. Pire, la logistique de la fête, confiée à «Grand Large» (qui sévit aussi à Brest et Douarnenez pour les grands rassemblements de voiliers), est venue cyniquement leur proposer d’investir dans des stands, tarifés à partir de 1500 F et plus. Mairie recherche simples moussaillons pour faire masse. Un détail: faut payer pour embarquer. «C’est ça, la conception nantaise de la démocratie, les associations ne sont bonnes qu’a fournir de la chair à fête», dit un ancien des chantiers Dubigeon.

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