La lettre à Lulu
Lulu 96 - avril 2017

Portuaires, foi de charbonniers

Fossile vous l’envelopper ?


Il est urgent de continuer à faire comme d’habitude. Avec le charbon et les autres fossiles, tout va gazer. 


La COP 21, les climatologues, les madames Soleil et les écolos logiques l’ont pourtant martelé : les énergies fossiles, faut les laisser dans le sol et arrêter les frais. Mais l’écho se perd avant d’arriver sur les quais. Toujours très lié au pétrole, au gaz et au charbon, le port de Nantes Saint-Nazaire s’en réjouit, tout en vantant sa « démarche d’écologie industrielle ». C’est-à-dire mettre du terrain à disposition pour des projets autour de l’éolien. Du vent, quoi ! Ça fait toujours bien de mettre en avant les énergies renouvelables en passant rapidement sur le fait que 70 % de l’activité, volumes en tonnes et recettes, en euros, dépend des matières fossiles. Des gisements condamnés à terme mais que les forcenés veulent exploiter jusqu’à la dernière goutte. Une fuite en avant condamnée pour des raisons climatiques désormais évidentes, sauf pour quelques trumpetteurs, américains ou autres.

Le trafic de gaz naturel liquéfié passant par Montoir avait carrément dévissé, divisé par cinq, les Japonais payant le prix fort pour remplacer leur électricité nucléaire passée par quelques ennuis conjoncturels fukuyamatisés. Mais en 2016, alléluia, les atomes nippons virevoltent à nouveau et, miracle, le gaz qui n’intéresse plus trop les Japonais revient donc à Montoir. Youpee !

« Ce gaz, c’est une opportunité. Le retour des énergies fossiles est un "aléa positif" qui nous fait espérer le retour aux 30 millions de tonnes d’ici trois ans, dans une logique de croissance », note Francis Bertolotti, président du conseil de surveillance. Une bonne nouvelle strictement économique, donc. « Tout arrêter tout de suite serait la solution de facilité. Ces énergies ont encore légitimité à exister. Si l’industrie les utilise, on ne va pas les supprimer de notre côté, explique-t-il lors de la présentation du bilan du port en janvier. La transition énergétique, c’est mondial. La France est déjà bien placée. On ne va pas se passer du charbon tout de suite, malgré sa mauvaise cote niveau émission de CO2 ». Passons sur sa diatribe sur les avantages du charbon, ses « très bons résultats » logistiques,  en  combustion, question manutention... « Ici, le port prône la mutation en douceur, pas la rupture. Et on accompagne les énergies marines renouvelables. » Toujours ce vent porteur pour évacuer les questions qui fâchent. Et Pascal Viallard, représentant des opérateurs privés du port, de pousser ce cri du cœur : « La transition énergétique, c’est bien beau mais ne nous tirons pas une balle dans le pied. Surtout qu’on a la chance d’avoir les trois filières, gaz, charbon et pétrole ! Ces trafics énergétiques ont permis le développement du port... » Donc respect pour le passé, tirons un trait sur l’avenir. Pour le futur, simple comme antérieur, on verra ça quand on aura eu la chance d’y parvenir.
 
Jannick Yadleau

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