La lettre à Lulu
Lulu 96 - avril 2017

Quessa peut foutre

Garde-foutre



Le jem’enfoutrisme ne passera pas. Lulu ne peut que se réjouir. Son honoré confrère Ouest-France ouvre enfin la voie à une vision décoincée de l’obscénité qu’il partage généreusement avec son lectorat partenaire et complice de tous les jours. Ce 30 janvier, le mot « foutre » s’étale en tête des pages nantaises entre guillemets certes, mais en gras, format 7 mm par 25. Le titre « On a le droit et le devoir de se foutre la paix » présente une interview d’un toubib qui a commis un bouquin intitulé Foutez-vous la paix. Du verbe transitif banalisé évoquant la possession charnelle et ses affres, on passe vite à l’évocation d’un nom masculin sans pluriel, laiteux, gicleux et semenciel, outil de travail des acteurs pornographes de qualité, mais dont Ouest-France semble encore ne rien avoir à foutre. Y a des valeurs qui sperme.

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