La lettre à Lulu
Lulu 68 - avril 2010

Question subsidiaire Pauvre télé pinocchio



Le groupe TLSP, réseau des télés locales dites de «service public» ne se mouche pas du coude. Un communiqué* commente une étude maison, commandée à un consultant. Le réseau dont fait partie Télénantes auto-proclame que son secteur est vachement porteur, mais que «la situation pourrait encore être améliorée avec quelques décisions qui renforceraient le développement d’un secteur qui, contrairement à d’autres médias, ne bénéficie d’aucun soutien spécifique». Aucun soutien, vraiment? Gonflé, quand on sait que Télénantes en question, après avoir gobé sa rivale Nantes 7, palpe quelque 2,1 millions d'euros par an d'argent public. Ou alors «soutien spécifique», c'est à partir de 10 millions d'euros.

En dessous, ça compte pas. Si les télés locales se mettent à mentir comme des arracheurs de dents, elles sont mûres pour décrocher du sponsoring auprès des dentistes.

* 17 mars 2010

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