La lettre à Lulu
Lulu 94-95 - décembre 2016

Rezé débordé par la cagade

Image dégradée


Surutiliser les caca rooms mobiles, est excrèmement chiant.


Adjoint à la gestion excrémentielle publique à Rezé,  Didier Quéraud est bien emmerdé. En juillet 2015, à Trentemoult, la Ville a étroné, étrenné pardon, un nouveau goguenot public, autonome et mobile, tip top, inox. Des toilettes sèches, forcément très sobres. Ça siphonne les urines et met à part le caca. Les odeurs sont supposées se ventiler par elles-mêmes comme des grandes. 

L’élu vante urbi et orbi cette innovation de cabine-pipi-cacabane, stade ultime de la déjection municipalisée, achetée 20 000 € à une entreprise d’insertion du Morbihan gérée par  l’association des Paralysés de France. 

Un an après cette belle et bonne action, catastrophe, le cagouince est victime d’overdose et l’adjoint doit reconnaître que tout a merdé : « Le récipient dans lequel les excréments arrivaient n’était pas assez volumineux (…) débordait et polluait. La mission et l’image de la Ville étaient dégradées »*, ajoutant finement que « C’est un problème de santé publique. Cette surutilisation a mis en lumière un réel besoin. » 

Mais on ne sait pas s’il parle plus  de gros besoins ou de petits besoins.

* Ouest-France, 13 août 2016.

Lu 24 fois