La lettre à Lulu
Lulu 49 été 2005

Saoul n’ami. Night clubbers sinistrés



Drame affreux : une boîte de nuit prise en otage par des grévistes. Le night Club L’Atlantide pas très au fait des conflits sociaux avait organisé une soirée de solidarité avec les sinistrés d’Asie, dans un grand élan de générosité de night clubbers, avec des patrons généreux, des DJ généreux, des clients généreux, et des trémousseurs de pistes de danse généreusement bourrés pour la bonne cause et gorgé d’émotion altruiste, comme à leur habitude. Mais patatras ! Les billets de trains des artistes parisiens n’ont pu leur arriver, c’était grève à Chronopost, et les trains étaient en service réduit. Les artistes sont restés chez eux, à Paname. «Tout est tombé à l’eau au nom de la défense des intérêts des protégés de notre système», écrit l’équipe de l’Atlantide dans son petit journal gratuit «Nantes by night» de février.

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