La lettre à Lulu
Lulu 100

Scalaquoi ?

Le dico à la con


Le mot du mois élu à la manque.


« Il fait bon être entrepreneur à Nantes » (Le Monde, 12/02), cette city bourred of incubators, and d’accélérateurs à tous les coins de streets, où on détecte les pépites « scalables ». Scalaquoi ? La scalabilité est hyper tendance dans le monde des start-up, à Nantes (comme ailleurs) où les espaces de coworking bourdonnent de tweets du genre « Le pilotage du business model à la nantaise est plus scalable grâce aux plateformes cloud. » Traduction : est scalable ce qui est susceptible littéralement de « changer d’échelle » rapido. Ces vertiges d’échelle fascinent les gouvernants locaux.

L’agence d’urbanisme claironne que la start-up, ça cartonne*. À lire le rapport de l'Auran, ça pète pas loin : si presque toutes les 240 start-up de Loire-Inférieure « ont eu au moins un salarié en 2016, plus de la moitié n'en comptent aucun au 31 décembre 2016 »*. Et la part de ces start-up pèse très peu dans les créations de boîtes : « En 2016, on évalue qu'environ 1 % des entreprises créées à Nantes peuvent être considérées comme start-up ». Une baudruche dégonflée par ses propres encenseurs.

*  L'accélération du phénomène start-up à Nantes, Les synthèses de l'Auran (Agence d’urbanisme de la communauté urbaine), n° 14, juin 2017.  

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