La lettre à Lulu
Lulu 102-103

Tagadac, tagadac



  • Le pont a mal à la culée
Tenté par un petit sabotage de pont ? Suivez les conseils de Pascal Bolo, monsieur le premier adjoint aux picaillons, et aux ponts. Un capteur d’alerte de la culée sud du pont Audibert, alias de la Madeleine, né en 1923, refait en 45, a sonné le 2 novembre. L’ouvrage d’art est fermé dare-dare. On apprend qu’il y a eu des précédents, survenus « de manière intempestive » notamment une fois où un rongeur (rat, ragondin, hamster jovial ?) a déclenché une « fausse alerte », car le capteur, qui a les nerfs à vif « se déclenche bien avant qu’il y ait danger ou risque d’effondrement » (Presse-O, 04/11) dit tonton Bolo. Vivement les capteurs alertant après l’effondrement, qu’on arrête de stigmatiser les animaux.
 
  • Insubordonnés du problème
Le pont a donc été fermé un week-end. Diagnostic : capteur défectueux. Plus de que de (peur, mal). Mais quand même, l’interdit de circulation a été bafoué : un scandale dénoncé par la responsable des ouvrages d’art à Nantes métro : « Il est regrettable que des piétons et des vélos soient passés dessus » (Presse-0, 06/11). Les gens ne captent rien.
 
  • Fake quart d’heure
Faut se méfier des sirènes. C’est connu depuis l’Odyssée. Mais faut aussi se défier des sirènes de fausses alertes propagées avec l’aval complice de la préfecture. Le jacobinisme a les sirènes de routine, qui vérifient que ça couine bien audible, changent d’horaire, vu que c’est désormais un logiciel national qui lance les sonneries mugissantes. Le 5 novembre, le préfet régional a alerté, pour de vrai. Les sirènes d’exercice, ça sera toujours le premier mercredi du mois mais plus à midi, à 11 h 45. Attention : si ça sonne à midi, c’est un vrai cataclysme.
 
  • Ouififi de plage
Poussée de gros champignons raplapla sur la plage de Saint-Naz. Une rondelle orange pâle, un manche en métal, ces parasols fixes, ancrés dans le sable, sont municipaux. Et surtout connectés. Le bonus, c’est l’accès wifi, avec deux ports USB pour recharger son portable. « Un des aspects du programme tout numérique où la ville investit 11 M€ ». Internet sur la plage, le smartphone à l’ombre, et la wifi pleine de sable : indispensable pour mesurer le bonheur instantané.
 
  • Partoucherie manchote
La maréchaussée protège le banditisme. à Pornic, les bandits manchots se déplacent sous haute escorte policière. Outre le bilan carbone des 114 machines à sous transportées par trois camions sur 800 mètres, de l’ancien casino ouvert en 1896 au nouveau bâtiment, il a fallu une fermeture exceptionnelle, 20 h au lieu de trois heures du mat. Sept heures de non gains. Dur. Et pas question de se faire voler ces pompes à fric. Le transfert a eu lieu la nuit du 19 novembre, sous le regard sourcilleux et protecteur des forces de l’ordre et du jackpot.

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