La lettre à Lulu
Lulu 102-103

Trafic dément, à démanteler

Pognon de zingue


Châteaubougonnons : envisageons un plafond au ciel illimité.


Et si les citoyens, ces irresponsables, décidaient de plafonner le trafic aérien à Château-Bougon ? Voire l’interdisaient presque, préférant les enjeux sud Loire et planétaires à un intérêt général généralement restreint à quelques hommes d’affaires pressés, retraités et voyageurs en lowcostar scrutant le tableau des retards du charter les propulsant une semaine en Crète ? L’intérêt collectif (qualité de l’air, bruit, gaz à effet de serre [GES], poumons des humains, zenitude des tritons) peut-il primer sur une croissance kérozénée chère à l’oligarchie ultralibérale ? Passé la barre des six millions de passagers en 2018, combien de millions de voyageurs, de milliers de zingues en plus, les Nantais doivent-ils supporter avant de dire stop au mythe carbonisé de la croissance infinie, enfumée de gaz effectivement de serre, de particules particulièrement fines et autres joyeusetés ?

Qui croira que les autorités, garantes de sécurité sanitaire et toxicologique appliqueraient le principe Alara, as low as reasonably achievable, de réduction des risques à un niveau aussi faible que raisonnablement possible ? Alors que l’autorité environnementale pointe les « lacunes importantes sur la forme et sur le fond » du Plan climat air énergie territorial (PCAET) de Nantes métropole en cours d’élaboration ? Alors qu’un décret du 10 mai 2016 impose d’ici à 2025 aux tarmacs de baisser de 20 % GES et polluants, vaudrait pas mieux baisser de régime ? Par respect pour le label européen « capitale verte » de 2013, on pourrait pas réduire de moitié les 57 000 mouvements commerciaux d’avions par an de 2018 ?

À quand un référendum ? à l’échelle de l’agglo, ou du département déjà périmétré sur mesure par Valls en 2016 pour la consultation sur NDL ? Plus large ? Faut-il une excroissance au frein sur la croissance ? Des questions ?

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