La lettre à Lulu
n°32 - mar

Trivial poursuite. Villiers, la vérité si je m’entête



Débouté, le Vicomte. Philippe le Jolis de Villiers de Saintignon vient de perdre en première instance un procès en diffamation publique qu’il a intenté au socialiste Pierre Regnault. Villiers n’aime pas qu’on ne l’aime pas. Au lendemain de la visite de Monsieur Hollande à la Roche sur Yon, il lit le journal du 13 mars 2000 et bondit sur le titre “François Hollande : haro sur de Villiers”, ressautant en lisant les termes “un certain révisonnisme historique” à propos du spectacle du Puy du Fou. Il ne goûte pas davantage le passage faisant état de “menace, intimidation, ça fait froid dans le dos” pour décrire son mode de gestion de ses vassaux. Le “reflet national-populiste” qui émaillerait son “culte du chef” le fait ressauter en l’air. Toutes citations de l’article de la gazette locale. Curieusement , au lieu d’attaquer en diffamation Ouest France qui a relayés ces propos attribués au conseiller général socialiste Pierre Regnault, le Vicomte porte directement plainte contre ce trublion du PS. Or Villiers n’a pas assisté à la réunion publique du PS ni avec un huissier, ni avec un scribe assermenté, un magnétophone à la botte ou un espion digne de foi. Il est donc formellement incapable de prouver que ces propos ont été véritablement et expressément tenus par Pierre Regnault. Le 30 octobre dernier, la 17ème chambre du tribunal correctionnel de Paris a relaxé Regnault, déboutant le Vicomte de ses demandes de 125 000 F de dommages et intérêts. Philou de Villiou a fait appel de ce jugement. Il a parallèlement demandé à Dieu d’infliger à l’impudent quelques années d’enfer ferme. Les greffiers de la justice divine ne lui ont même pas répondu. Le député débouté est dégoûté.

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