La lettre à Lulu
N°98-99 - décembre 2017

Un promoteur qui parle cash


Tout pour le club, rien pour le bénef… Non ? Si.


Restaurer l'ancien stade ? Impossible. Trop cher... L'argumentaire use les mêmes ficelles que pour l'aéroport de ND-des-Landes depuis des années. Le neuf c'est, CQFD, moins cher. Quitte à gonfler les chiffres et à truquer les études comme avec cette estimation gonflée en 2013 par la DGAC, Direction générale de l'aviation civile pour le maintien de Château-Bougon, prévoyant notamment 600 000 € pour démolir et reconstruire un chenil, casbah de 70 m2 pour trois clebs fureteurs. Le promoteur Yoann Joubert a le même sens de l'embrouille. Conserver la Beaujoire, y ajouter des places ? Berdje Agopyan, l'architecte du stade actuel, pense jouable d'y implanter 3 000 sièges de plus pour 15 à 21 M€. Foutaise pour Yoann Joubert qui discrédite l'architecte, qui « ne peut qu’être défavorable au projet » (Presse-O, 28/11), sans répondre sur le fond, avouant qu'avec M. Kita et Mme Rolland, ils sont « partis d'un pré-requis qui a été défini par le club et par la métropole et qui est la construction d'un nouveau stade. » Le promoteur se présente comme le gars qui parle cash : « Mon intérêt à moi, c'est de faire ce qui va coûter le moins cher. Et c'est pas forcément un stade neuf qui va coûter le moins cher. En revanche, ce qui rapporte le moins de revenus au club, c'est une réhabilitation. » Conclusion : selon lui, le choix ne serait pas lié uniquement à « un intérêt économique, pécunier, direct » (Radio France Bleu, 28/11). Installer dans le nouveau stade un dizaine de chenils pour VIP pourrait amener de belles recettes au club.

Lu 16 fois