Nunuchipales

> Au petit bonheur la chance


Équation : mettez une chance pour Nantes en facteur. Multipliez par n'importe quoi. Sophie Van Goethem, une des candidates de droite à ces municipales, a choisi le très audacieux slogan « Une chance pour Nantes ».

Mais Sophie a pas été contente du tout du tout quand elle a vu que sa rivale, la perfide Johanna Rolland avait repris à son compte la formule « une chance pour Nantes » pour un de ses tracts. « Une chance pour... », c'est Ayrault himself qui l'a dit de la dauphine, alors si le mentor l'a dit... Une chance pour [ajouter le nom de la commune où vous vous présentez], c'est pourtant une tarte à la crème de la rhétorique de ces temps de promesses électorales. D'ailleurs, on retrouve ce poncif « Une chance pour Nantes » utilisé par la candidate écolo Pascale Chiron, pour l'Union démocratique bretonne, et même, incrédibeul but trou, pour Joël Guerriau, le maire de Saint Sébastien : « Je crois que Joël Guerriau a le bon profil pour présenter, dans l’avenir, une chance pour Nantes », disait le centriste André Augier en juin 2012. Visionnaire, ce Dédé.Au moins le FN est clair, son candidat ne s'est jamais vanté d'être « une chance pour Nantes », ni même un cadeau.

Une chance n'importe nawak
Mais cette « chance pour Nantes », ça sert à tout et à rien, pour le CHU ( un nouveau bâtiment à l'hôpital Bellier, puis le déplacement du CHU, à chaque fois, forcément « une chance pour Nantes...  »), pour Atlanpôle ou pour l'usine Airbus, (« Une chance pour... pour... pour... - suspense haletant - pour Nantes ». Bingo! ), pour l'idée d'un RER à la Nantaise (« Les raccordements ferroviaires, une chance pour Nantes métropole ! »), l'actionnariat populaire au FCN ( devinez quoi ? « Une chance pour Nantes ») , la conservation des vestiges maritimes (Une chance pour qui? Alors, on sèche?) et même « Demandeurs d'asile, une chance pour Nantes », un débat à Cosmopolis en 2004, lors de la semaine « Solidaire ici et ailleurs ». Une chance que Lulu en ait eu marre de chercher les références. On y était encore demain. Tiens en voilà un bon slogan ronflant et qui n'engage pas trop : « Avec [Machine, Machin, biffez les mentions inutiles] on y sera encore demain. »


Rédigé le Samedi 22 Mars 2014 à 18:19 | Lu 427 fois | 0 commentaire(s)






LATUéLULULU ?


> Vert et noir

L'Écho de la presqu'île, le 18 février 2014

«  Nous n’avons pas de sous, pas de localNotre carburant, c'est l’économie verte », annonce le Nazairien Gilles Denigot avec sa liste « Changeons la ville ». Et le journal commente : « L’ex docker repart au charbon ». Au charbon? Pour le tonnage du port, quand Denigot était syndicaliste dissident, c'était tout bon. Mais pour la verte attitude, on repassera. Houille houille houille... Pourvu que Denigot finisse pas en énergie fossile. 


> Na ! Na ! Na !

Ouest-France, le 7 mars 2014

Faut tout lire, dans le journal. Même les listes électorales. A l'avant dernière ligne des trois colonnes détaillant les noms de la liste droito-centriste Bouguenais pour tous. Jeannine Levêque, 56 printemps, 32ème sur 33 colistiers, est créditée de la profession d'« aide-mégère ». Paraît que ça gagne mieux que vieille chouette stagiaire.


> Épreuve reine

Presse-Océan, le 16 décembre 2013

Les élections, ça vous fiche sous pression. Reine de Nantes, c'est un truc de ouf. D'abord, le stress avant le discours de présentation. Témoignage à l'appui de la lauréate de l'année, Maryne Bibard. Et puis avant de monter sur le char de la Mi Carême en coinçant le sourire réglementaire tout le long du défilé, elle a été « choyée de cadeaux (bouquet, écharpe, parapluie, foulard, bon d'achat, affiche du carnaval) ». Une telle pluie de cadeaux, c'est incroyable. Heureusement qu'on lui a refilé un parapluie.


> Machin machine

Le Monde, le 13 février 2014

François Delarozière, concepteur des machines, venu de Toulouse à Nantes avec Royal de Luxe en 1989, vit désormais à Toulouse. Où ses projets largement subventionnés rencontrent les mêmes critiques qu'à Nantes. Là-bas aussi, c'est les élections. Un entrepôt toulousain en construction pour rapatrier ses 200 machines est l'objet de polémique électorale. Copinage avec le maire pour l'opposition. Son Minotaure prévu pour octobre 2013 est resté dans les cartons. 2,5 millions d'euros de commande publique, ça fait tousser. Le maire craignait que le coût du machin soit porté à ses comptes de campagne. Les écolos ont gueulé contre la construction de cette énième machine par les ateliers nantais de la compagnie La Machine que dirige justement Delarozière. À quand La Machine en Chine ? Ça rime, on peut avoir une subvention ?


> S'en foutent

Ouest-France, le 3 février 2014

L'hiver 54, il faisait frisquette. 60 ans après l'appel de l'abbé Pierre et des communautés d'Emmaüs, cérémonie en petit comité, dans la rue comme il se doit, place du Commerce, ce 1er février. Les élus ont brillé par leur absence. « Ce matin-là, les personnalités étaient ailleurs : aux Folles journées ou en mairie et préfecture où Jean-Marc Ayrault remettait des légions d'honneur. » Entre soixantenaire, légionnaires et pauvres hères, Ayrault a choisi, de rester au chaud. Nananère.








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