Nunuchipales

Satan, facho, le peuple aura ta peau !


À Nantes, Cricri Bouchet, tête de liste FN, est très branché Satan, même s'il raconte qu'il a raccroché. Dévoilée par Lulu, la n°2 sur la liste donne aussi dans les ténèbres extrêmement droites... Le satanisme, l'ésotérisme, les cultes dits « païens » ( c'est à dire ne relevant pas des grandes enseignes des religions) pourraient passer pour des curiosités crypto folkloriques.

Que nenni. Ce ne sont ni des anecdotes, ni des écarts dans la constitution idéologique des gens d'extrême droite. « Le satanisme, marchepied de l'extrême droite », titrait Libé le 23 mars 2005. À l'époque, la Miviludes* venait de mettre en garde contre le phénomène sectaire croissant : le satanisme en relation avec les mouvements d'extrême droite.
« Le mouvement sataniste actuel trouve, en tout cas, son origine dans "l’Église de Satan" fondée le 30 avril (jour de la mort d'Hitler) 1966, par Anton LaVey, appelé le Pape noir et auteur de la Bible satanique. Intervient une scission en 1995, lorsque Michael Aquino crée une structure concurrente, le Temple de Seth. Tous les deux s'inspirent néanmoins d'Aleister Crowley qui développa au début du XXe siècle certains rites sanglants », détaillait alors l'article de Libé.  


Par delà bien et mal
Et justement, Christian Bouchet est plongé depuis des années dans l'univers d'Aleister Crowley souvent présenté comme « magicien luciférien ». Bouchet qui a toujours revendiqué une conjonction entre croyance religieuse et engagement politique, a consacré une thèse à Crowley, publié des bouquins sur Crowley et sur Julius Evola, fasciste italien féru d'ésotérisme, auteur de chevet des jeunes militants d'extrême droite païenne. Clotilde Duroux a traduit en 2012 « Aleister Crowley. Agent double 666 » s'intéressant à « sa manière à lui : libidinale, révoltante, par-delà le bien et le mal » comme dit le résumé des éditions Camion Noir, éditions où elle publié aussi « Michael Aquino, De l'Eglise de Satan au temple de Set ». Par pur hasard... Ces préoccupations sulfureuses que Bouchet dit appartenir au passé resurgissent étrangement quand on décortique sa liste. La dédiabolisation du parti de Marine Le Pen, c'est pas gagné.

Alain Corbaquelet


* Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires.


Rédigé le Vendredi 21 Mars 2014 à 16:15 | Lu 1035 fois | 0 commentaire(s)






LATUéLULULU ?


> Vert et noir

L'Écho de la presqu'île, le 18 février 2014

«  Nous n’avons pas de sous, pas de localNotre carburant, c'est l’économie verte », annonce le Nazairien Gilles Denigot avec sa liste « Changeons la ville ». Et le journal commente : « L’ex docker repart au charbon ». Au charbon? Pour le tonnage du port, quand Denigot était syndicaliste dissident, c'était tout bon. Mais pour la verte attitude, on repassera. Houille houille houille... Pourvu que Denigot finisse pas en énergie fossile. 


> Na ! Na ! Na !

Ouest-France, le 7 mars 2014

Faut tout lire, dans le journal. Même les listes électorales. A l'avant dernière ligne des trois colonnes détaillant les noms de la liste droito-centriste Bouguenais pour tous. Jeannine Levêque, 56 printemps, 32ème sur 33 colistiers, est créditée de la profession d'« aide-mégère ». Paraît que ça gagne mieux que vieille chouette stagiaire.


> Épreuve reine

Presse-Océan, le 16 décembre 2013

Les élections, ça vous fiche sous pression. Reine de Nantes, c'est un truc de ouf. D'abord, le stress avant le discours de présentation. Témoignage à l'appui de la lauréate de l'année, Maryne Bibard. Et puis avant de monter sur le char de la Mi Carême en coinçant le sourire réglementaire tout le long du défilé, elle a été « choyée de cadeaux (bouquet, écharpe, parapluie, foulard, bon d'achat, affiche du carnaval) ». Une telle pluie de cadeaux, c'est incroyable. Heureusement qu'on lui a refilé un parapluie.


> Machin machine

Le Monde, le 13 février 2014

François Delarozière, concepteur des machines, venu de Toulouse à Nantes avec Royal de Luxe en 1989, vit désormais à Toulouse. Où ses projets largement subventionnés rencontrent les mêmes critiques qu'à Nantes. Là-bas aussi, c'est les élections. Un entrepôt toulousain en construction pour rapatrier ses 200 machines est l'objet de polémique électorale. Copinage avec le maire pour l'opposition. Son Minotaure prévu pour octobre 2013 est resté dans les cartons. 2,5 millions d'euros de commande publique, ça fait tousser. Le maire craignait que le coût du machin soit porté à ses comptes de campagne. Les écolos ont gueulé contre la construction de cette énième machine par les ateliers nantais de la compagnie La Machine que dirige justement Delarozière. À quand La Machine en Chine ? Ça rime, on peut avoir une subvention ?


> S'en foutent

Ouest-France, le 3 février 2014

L'hiver 54, il faisait frisquette. 60 ans après l'appel de l'abbé Pierre et des communautés d'Emmaüs, cérémonie en petit comité, dans la rue comme il se doit, place du Commerce, ce 1er février. Les élus ont brillé par leur absence. « Ce matin-là, les personnalités étaient ailleurs : aux Folles journées ou en mairie et préfecture où Jean-Marc Ayrault remettait des légions d'honneur. » Entre soixantenaire, légionnaires et pauvres hères, Ayrault a choisi, de rester au chaud. Nananère.








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